Histoire

blasonBlason : ce sont les armes de la famille Coatrévan

Dès 1182, une charte énumérant les biens des templiers en Bretagne fait mention du nom de Coatréven, probable démembrement de la paroisse de Plougrescant. Coatréven est cité comme siège de seigneurie au XIIIème siècle, et l’un de ses seigneurs est chevalier croisé en 1248. La paroisse est mentionnées dès 1330, lors du procès de canonisation de saint Yves. Par ailleurs, les ordres militaires du Temple et de Saint-Jean-de-Jérusalem semblent avoir été présents sur le territoire de la commune. Celle-ci élit sa première municipalité au début de l’année 1790. Son habitat dispersé confirme le renouveau agricole de la seconde moitié du XIXè siècle.

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Chapelle de Lochrist fin du XVème 1852-1920 granit et shiste

La chapelle de Lochrist est édifiée par les seigneurs de Botil. La présence d’un village et d’une chapelle portant le nom de Lochrist est fréquemment liée à l’existence d’ordres militaires sur le site. Il semble, en outre, que les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possèdent rentes et héritages au lieu-dit Prat Ledan. Le bâtiment actuel ne date que de 1852, mais les fenestrages et les vitraux du XVème siècle sont conservés. Cette chapelle possède un chevet à pans coupés aveugles.

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Manoir de Kermerrot-Uélan. Fin du XVème début du XVIème siècle. Granit et schiste

La présence de certains éléments comme la chapelle, le vivier, le moulin, le colombier, ou, comme ici, les cheminées monumentales, la porte axiale et la tourelle d’escalier polygonale, permettent de le différencier d’une simple ferme.

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fin du XVIème siècle bois polychrome Cette Vierge couronnée porte l’Enfant Jésus tenant l’orbe, symbole de son pouvoir, dans sa main.

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Yves-Marie Croc peinture sur toile vers 1870

Yves Marie Croc ou Croq, né à Coatréven le 30 juin 1829, est d’abord sacré évêque titulaire de Laranda en 1869, et devient coadjuteur puis vicaire apostolique du Tonkin méridional. Il meurt à Hong Kong le 11 octobre 1885.

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Retable fin du XVIIème siècle bois polychrome

Le maître-autel est surmonté d’un retable, creusé d’une niche centrale ornée d’un panneau en bas-relief représentant l’une des scènes de la vie de la Vierge : l’Assomption. Dans les niches latérales, se trouvent deux statues en bois polychrome : saint Pierre et Notre-Dame de Bonne Nouvelle. Un autre autel de 1696, également accompagné d’un retable, fait pendant à celui-ci dans le transept nord. Ils ont en commun l’incrustation d’ossements à leurs angles. Les deux autels s’inscrivent dans le style des pays de Lannion et de Tréguier, tout comme le retable du chœur de la chapelle de Lochrist.

Patrimoine local

L’église Saint-Pierre

Elle date pour l’essentiel du XVIIIème siècle. Le porche (1730) et le clocher (1743) ont seuls été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 20 janvier 1926.

A l’intérieur, le visiteur pourra découvrir un maître-autel surmonté d’un beau retable de la fin du XVIIe représentant la scène de l’Assomption. Un deuxième autel de 1696 également surmonté d’un retable se trouve dans le transept nord. Les deux retables ont en commun l’incrustation d’ossements à leurs angles.

Le clocher-pignon à balustrade de 1743, desservi par une tourelle d’escalier et surmonté d’un dôme, est un élément architectural typiquement trégorois. L’église conserve par ailleurs son enclos paroissial en granit et son cimetière, qui comprend la tombe de l’abbé Rumeur, considéré comme un saint homme.
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La chapelle Notre-Dame-de-Lochrist

La présence d’un village et d’une chapelle portant le nom de Lochrist est fréquemment liée à l’existence d’ordres militaires sur le site. Il semble, en outre, que les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possèdent rentes et héritages au lieu-dit Prat-Ledan.
La chapelle actuelle date de 1852. Il s’agit d’une reconstruction de l’ancienne chapelle édifiée par les seigneurs de Botil au cours du XV ème siècle. Cette chapelle possède un chevet à pans coupés aveugles.
Lors de sa reconstruction une partie des fenestrages a été réutilisée dont des fragments de vitraux classés aujourd’hui par les Monuments historiques.
En 1920 d’importants travaux de restauration ont été entrepris et le produit de plusieurs kermesses a permis de refaire la toiture dans les années 1960.
En 1996 la commune a pris en charge la restauration de cette dernière, du porche et du clocher. Le bâtiment était ainsi sauvé.

En 1999 la municipalité, compte tenu de l’état de délabrement des vitraux, a décidé de les restaurer avec le soutien de la Direction Régionale des Affaiores culturelles et des dons reçus de particuliers. Les deux anges, une sainte femme, Saint Christophe, trois évangélistes dont Saint Luc et autres fragments du XV ème siècle ont ainsi été mis en valeur en les répartissant entre les trois vitraux.
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